Depuis septembre 2016, les appareils de chauffage et les ECS sont soumis à des exigences de rendement minimal. Plus concrètement, ces équipements doivent au moins avoir un rendement saisonnier de 86 % PCS. Par ailleurs, depuis septembre 2018, une nouvelle exigence portant sur l’émission de NOx (inférieur ou égal à 56 mg/kWh.PCS) vient s’ajouter à la liste.
Les chaudières à condensation répondent déjà à ces exigences. Le problème se pose surtout quand il faut remplacer les chaudières raccordées sur conduit maçonné ou VMC gaz. La plupart des conduits d’évacuation des produits de combustion ne sont pas compatibles avec les fumées de ces types de chaudières. De plus, les fumées à basse température risquent de se concentrer dans le conduit de fumée. La règlementation a donc empêché le raccordement d’une chaudière à basse température ou condensation sur un conduit maçonné.
Avec la chaudière à condensation, il est aussi indispensable d’installer un système de ventilation mécanique plus efficace. En effet, ce modèle ne permet pas de ventiler la pièce où se trouve l’ancienne chaudière à coupe-tirage. Quant au VMC gaz, seules les chaudières VMC gaz (B11 ou B13) standards ou à basse température sont autorisés.
Lors de la rénovation d’appareil de chauffage individuel à gaz par des appareils à condensation, vous devez donc vous assurer de la compatibilité de la solution choisie avec la condensation et la ventilation.
En ce qui concerne les conduits collectifs, l’on peut envisager deux possibilités :
- La rénovation globale qui consiste à remplacer tous les appareils connectés au conduit commun.
- La rénovation par logement qui ne concerne que le remplacement d’un seul appareil.